« Mon père fut Typhon et ma mère Echidna, la vipère, pour moitié femme très belle et pour moitié horrible serpent maculé. Mes frères furent Cerbero, la célèbre Idra et Ortro. Je suis la personnificatios de la Tempête, et ma voix est le tonnerre.
Chimère, en grec Khimaira, signifie chèvre, et la chèvre est le plus domestique des animaux sauvages et le plus sauvage des animaux domestiques. C’est dans cette mesure que sont symbolisées chez moi les trois significations : le lion est la force, la chaleur : l'été ; le serpent est la terre, l'obscurité et donc l’hiver, la vieillesse ; la chèvre est le passage, la transition et donc automne et printemps. »

d’après “Theogonia” d’Hesiode

« La Chimera », symbole mythologique et alchimique de la transformation...

Sabina Colonna Preti a fondé en 2001 l’ensemble de violes de gambe La Chimera qui, depuis la rencontre avec Eduardo Egüez et Quito Gato, a immédiatement pris de nouvelles formes. Tout en conservant sa caractéristique sonore d’origine d’ensemble de violes, La Chimera est devenue une formation à géométrie variable composée d’artistes de renom international. L’activité de La Chimera se concentre sur la création de projets originaux où convergent diverses formes d’art avec un intérêt particulier pour les liens entre le monde ancien et le monde moderne.

La première réalisation de La Chimera, Buenos Aires Madrigal a fait l’objet d’un enregistrement CD dans la série Early Fusion (m.a recordings), très bien accueilli par la critique internationale. A sa création, aux Bouffes du Nord (Paris), le spectacle a remporté un immense succès . Avec Buenos Aires Madrigal, La Chimera s’est produit en suite en France (Opéra de Lille, Millau, Villefranche-de-Rouergue, Rodez, Sarrebourg, Noirlac, Poitiers, Paris), en Belgique (Flawinne, Bruxelles, Liège), Italie (Teatro Ponchielli de Cremona), Luxembourg et en Espagne (Gijòn et Bilbao).

Buenos Aires Madrigal peut être proposé en simple concert ou dans sa version spectacle avec projection vidéo & danse.

Dans son deuxième projet, Tonos y Tonadas, La Chimera mêle des éléments musicaux et littéraires du Baroque espagnol au Folklore latino-américain actuel. Ce programme a été donné en concert à Ancona (Italie), au Portugal (Festival international de Musique de Mafra), à l’Auditorium Olivier Messiaen de Radio France à Paris et à Lannion (Festival de Lanvellec), en Belgique (Festival de Namur) et il est programmé à Luxembourg dans le mois de mars 2010.

Pour le troisième projet  La Voce di Orfeo, et la sortie d'un album CD chez le label français Naïve, l’ensemble, en petite formation, rend hommage au  ténor  italien Francesco Rasi, l’Orphée de la célèbre opéra de Claudio Monteverdi. Le programme raconte les vicissitudes du dieu Amour en trois actes. « Amor che deggio far » ou l’amour heureux ; « Vedro il mio sol » ou l’amour concret, come celui d’Orphee et Euridice, et « Vattene pur crudel » ou l’amour cruel.

Le dernier opus de La Chimera est Odisea Negra : El mar de las Memorias, qui parcourt l'imaginaire de l'Amérique centrale noire depuis ses origines jusqu'à nos jours en passant par de nombreux styles musicaux qui caractérisent ledit imaginaire, des negrillas polyphoniques du XVIe siècle à la habanera, au son et au boléro cubains ; de la jácara baroque au merengue et au joropo vénézuéliens.